
L.A M.A.N.O, rien à tter-gra, bande de haineux
(Maximum Beats)
Ah-ah, t'inquiète (t'inquiète)
Ouais, t'inquiète (mmh-mmh, mmh)
T'es la plus belle, ouais (la plus belle)
La plus belle de mon tél', uh-uh
Artificielle (artificielle)
Mais qui tire les ficelles? (Ficelles)
J'suis comme en laisse
Je sens que
Parfois, comme l'oseille, tu t'en vas
Ce soir là, tu m'as laissée sans voix
Moi, j'veux une parisienne (parisienne) parisienne
Qui traverse au feu vert, qui s'en fout d'la Tour Eiffel
Une parisienne (parisienne) parisienne
Qui traverse au feu vert, qui s'en fout d'la Tour Eiffel
C'est la, c'est la Warano, R.A.T touch
Tu fais pas partie d'la chora'
Elle aime les mecs en ce-pla (gang, gang)
Avec de l'aura, tu l'auras (gang, gang)
Champs-Élysées, balade vers les Champs-Élysées (baw)
Bébé, les porcs m'ont localisé (baw)
Prends le volant, j'suis alcoolisé (baw)
Elle active les lumières tami'
Elle a-, elle active les lumières tamisées
A-avec moi quand c'était la misère (gang, gang)
Elle veut du sérieux, pas s'amuser (baw)
Ma parisienne, elle veut et moi aussi
Elle est tombée du ciel
Elle est canon comme pas possible
Moi, j'veux une parisienne (parisienne) parisienne
Qui traverse au feu vert, qui s'en fout d'la Tour Eiffel
Une parisienne (parisienne) parisienne
Qui traverse au feu vert, qui s'en fout d'la Tour Eiffel
Avenue Montaigne (Avenue Montaigne)
Rien d'personnel mais
Trop d'professionnels
Ça m'lâche pas d'une semelle
Ça va couper, j'ai l'excuse du tunnel (du tunnel)
Numero uno, encore cette semaine
Et parfois, comme l'oseille, tu t'en vas (oh)
Ce soir là, tu m'as laissé sans voix (oh)
Moi, j'veux une parisienne (parisienne) parisienne
Qui traverse au feu vert, qui s'en fout d'la Tour Eiffel
Une parisienne (parisienne) parisienne
Qui traverse au feu vert, qui s'en fout d'la Tour Eiffel
Le refrain définit immédiatement une figure :
« Moi, j’veux une parisienne
Qui traverse au feu vert, qui s’en fout d’la Tour Eiffel »
La parisienne n’est pas décrite physiquement en détail. Elle est définie par une attitude.
Traverser au feu vert suggère une forme de conformité apparente, mais “se foutre de la Tour Eiffel” traduit une distance vis-à-vis des symboles touristiques et des clichés.
Elle appartient à Paris sans être impressionnée par Paris. C’est une initiée, pas une admiratrice.
« Artificielle
Mais qui tire les ficelles ? »
Il y a une tension entre image et pouvoir. Elle peut sembler artificielle, maquillée, mise en scène, mais elle garde le contrôle.
La phrase “qui tire les ficelles” suggère qu’elle maîtrise le jeu relationnel. Lui se dit “comme en laisse”. Le rapport de force est inversé, elle domine.
« Parfois, comme l’oseille, tu t’en vas »
La comparaison avec l’argent est révélatrice. L’amour est volatile, instable, imprévisible.
Dans l’univers de Gims, la réussite financière est omniprésente. Ici, elle devient une métaphore affective. La relation suit les mêmes lois que la richesse, elle peut disparaître brusquement.
Les références géographiques structurent l’imaginaire :
Ces lieux incarnent le luxe, la visibilité, le prestige. Paris n’est pas la ville romantique, c’est la capitale du statut social.
La parisienne idéale évolue dans cet environnement sans en être impressionnée.
« Numero uno, encore cette semaine »
Il affirme sa position dominante dans le classement, dans le succès.
Mais juste après, revient la fragilité :
« Ce soir là, tu m’as laissé sans voix »
Le texte alterne entre posture conquérante et vulnérabilité affective. Malgré la réussite, il reste dépendant du regard et de la présence de cette femme.
« Avec moi quand c’était la misère »
Ce vers est crucial. La parisienne recherchée n’est pas seulement glamour. Elle doit avoir connu l’avant, la période difficile.
La loyauté devient une valeur centrale. Elle ne doit pas être attirée uniquement par le succès.
« Elle veut du sérieux, pas s’amuser »
La chanson dépasse le flirt superficiel. Derrière l’imagerie urbaine et luxueuse, il y a une recherche de stabilité.
Il ne cherche pas seulement une figure esthétique, mais une partenaire engagée.
“Parisienne” construit une figure féminine hybride :
La chanson mélange codes du rap ostentatoire (références au luxe, au succès, à la domination) et fragilité sentimentale.
La parisienne n’est pas un simple fantasme géographique. Elle incarne l’équilibre entre pouvoir, élégance et fidélité dans un univers où tout peut basculer.