
J'ai juste besoin de tes yeux
De leur éclat dans la nuit
Tu sais j'finirai p't'être pas vieux
Mais ensemble on fera du bruit
On criera tous les deux
À l'ombre de la pluie
Mais avant faut que je poste ma story ce soir avant minuit
J'laisse filer la folie
Pour toi je sillonne le monde
À la poursuite de tes "bravos"
En me demandant toutes les secondes
Si il est trop tard ou bien trop tôt
Pour toi je sillonne le monde
À la poursuite de tes "bravos"
En me demandant toutes les secondes
Est-ce que ça me mène en bateau?
Tu vois si je joue le jeu
C'est pour que tes yeux baissent les armes
Le temps de rallumer la flamme
Si je joue le jeu
C'est pour que tes yeux sèchent leurs larmes
Quitte à le payer de mon âme
Si je joue le jeu
Moi de quoi j'ai l'air? Le soir j'en ai assez
Prendre la lumière, des néons fatigués
J'en ai rien à faire, si je dois m'y brûler
J'prendrai la lumière
(Si je joue le jeu)
Moi de quoi j'ai l'air? Le soir j'en ai assez
Prendre la lumière, des néons fatigués
J'en ai rien à faire, si je dois m'y brûler
J'prendrai la lumière
Moi j'ai tout ce qu'il me faut
L'amour des miens, le soleil dans la peau
Et quand tournent les chiens
Moi je leur tourne le dos
Derrière mon sourire y'a tes mots
C'est pour toi que j'tends la main
Quand tu crie ça me tient chaud
Faut pas que j'brûle avant la fin
Pour toi je sillonne le monde
À la poursuite de tes "bravos"
En me demandant toutes les secondes
Si il est trop tard ou bien trop tôt
Pour toi je sillonne le monde
À la poursuite de tes "bravos"
En me demandant toutes les secondes
Est ce que ça me mène en bateau?
Tu vois si je joue le jeu
C'est pour que tes yeux baissent les armes
Le temps de rallumer la flamme
Si je joue le jeu
C'est pour que tes yeux sèchent leurs larmes
Quitte à le payer de mon âme
Si je joue le jeu
Moi de quoi j'ai l'air? Le soir j'en ai assez
Prendre la lumière, des néons fatigués
J'en ai rien à faire, si je dois m'y brûler
J'prendrai la lumière
(Si je joue le jeu)
Moi de quoi j'ai l'air? Le soir j'en ai assez
Prendre la lumière, des néons fatigués
J'en ai rien à faire, si je dois m'y brûler
J'prendrai la lumière
(Si je joue le jeu)
Le titre installe immédiatement une double lecture.
Le “jeu” peut désigner :
“Si je joue le jeu” implique qu’il existe des règles implicites. Il ne dit pas “je suis le jeu”, mais “je joue”. Il y a donc une distance, une conscience du mécanisme.
Dès les premières lignes, la priorité est claire :
« J'ai juste besoin de tes yeux »
L’objectif n’est pas la gloire brute, mais le regard de l’autre. Les “bravos” sont mentionnés, mais ils semblent secondaires par rapport à “tes yeux”.
Il sillonne le monde, mais pour une validation intime.
Ce n’est pas le public abstrait qu’il cherche, c’est une personne précise.
« Mais avant faut que je poste ma story ce soir avant minuit »
Cette phrase est cruciale. Elle introduit le quotidien numérique, presque trivial, au milieu d’une déclaration intense.
Elle montre le contraste entre :
Il y a une forme d’ironie discrète. Même dans un moment sincère, il faut “poster”. Le jeu impose sa cadence.
« Prendre la lumière, des néons fatigués »
« Si je dois m’y brûler »
La lumière est ambivalente. Elle attire, elle expose, mais elle brûle.
Les “néons fatigués” suggèrent une lumière artificielle, presque froide. Ce n’est pas le soleil naturel, c’est l’éclairage de scène.
Il accepte le risque. Il choisit la lumière malgré la possibilité de s’y consumer. On retrouve ici une logique sacrificielle.
« Si il est trop tard ou bien trop tôt »
« Est-ce que ça me mène en bateau ? »
Le texte est traversé par l’incertitude.
Il avance, mais se questionne constamment.
Le succès est-il au bon moment ?
Est-il sincère ou illusoire ?
Est-ce qu’il poursuit quelque chose de réel ou une illusion ?
Le “mène en bateau” suggère la peur d’être manipulé par le système.
« Quitte à le payer de mon âme »
Cette phrase radicalise l’engagement.
Jouer le jeu n’est pas anodin. Il y a un coût intérieur.
On retrouve une tension classique chez les artistes émergents, comment rester soi tout en entrant dans une mécanique qui transforme.
« Moi j’ai tout ce qu’il me faut
L’amour des miens »
Ce passage sert de stabilisateur.
Il rappelle qu’il possède déjà l’essentiel.
La famille, les proches, les racines deviennent une barrière contre la perte d’identité.
“Le Jeu” n’est pas une chanson arrogante sur la réussite.
C’est un texte sur :
Le jeu est accepté, mais pas naïvement.
Il le joue pour quelqu’un, pas pour le système.